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Dans certaines régions de la Côte d’Ivoire, les taux de rupture de stock des produits de planification familiale sont passés de 90 % à 10 % en seulement un an une évolution qui montre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les politiques nationales sont soutenues par une mise en œuvre décentralisée efficace.
Ces progrès reflètent l’impact croissant du partenariat entre le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle et ses partenaires, dont VillageReach.
Plus tôt cette année, 16 Directions Régionales de la Santé se sont réunies à Yamoussoukro pour un atelier de trois jours consacré à la revue du projet de Renforcement de la Chaîne d’Approvisionnement en Planification Familiale (FPSCS). Lancé en mars 2025, ce projet démontre déjà des avancées mesurables en matière de disponibilité des produits au niveau des points de prestation de services, y compris dans les zones les plus reculées.
Des résultats probants dès la première année
Les résultats de la première année sont sans équivoque. Dans les régions appuyées, les taux moyens de rupture de stock ont fortement diminué à la fin de l’année 2025. Dans la région de la Nawa, l’amélioration est particulièrement marquante : de 90 % à 10 % en seulement douze mois.
Cette baisse se traduit par un accès plus régulier aux services. Moins de ruptures signifie moins d’opportunités manquées et davantage de femmes en mesure de choisir et d’adopter la méthode de planification familiale qui correspond à leurs besoins.
La technologie contribue à consolider ces acquis. Une nouvelle application automatise désormais les analyses mensuelles des stocks et identifie en temps réel les opportunités de redistribution. Les équipes de santé n’ont plus à s’appuyer sur des estimations : elles disposent de données fiables pour prendre des décisions plus rapides et plus précises. Il en résulte une chaîne d’approvisionnement plus réactive et mieux adaptée à la demande.

Participants à l’atelier de trois jours examinant le projet de Renforcement de la Chaîne d’Approvisionnement en Planification Familiale (FPSCS) tenu à Yamoussoukro, Côte d’Ivoire. Crédit photo : Aida Bamba.
Un défi majeur persiste
L’atelier a également mis en lumière des points nécessitant une attention particulière. Un produit se distingue : le dispositif intra-utérin (DIU), dont le taux de rupture reste à 15 %, bien au-dessus de l’objectif national fixé à 5 %.
L’analyse montre que cette situation n’est pas principalement liée à l’approvisionnement. Elle révèle plutôt un défi opérationnel : de nombreux agents de santé ont encore besoin de renforcer leurs compétences et leur confiance en matière de pose du DIU. La disponibilité des produits ne suffit pas si les prestataires ne sont pas pleinement en mesure de les proposer.
Renforcer le système pour la prochaine phase
Pour la suite, la prochaine phase du projet visera à renforcer l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Les priorités incluent une allocation plus systématique des stocks, un renforcement de la collaboration avec le Programme National de la Santé de la Mère et de l’Enfant (PNSME), ainsi que l’intégration de formations cliniques pratiques.
Ensemble, ces actions permettront de transformer des politiques solides en un accès fiable et quotidien aux services de santé.
Construire un système plus fiable au service des femmes
À la clôture de l’atelier, l’orientation était claire. Le Ministère de la Santé et ses partenaires œuvrent à la mise en place d’un système plus fiable et plus réactif, au service des femmes et des familles.
Chaque réduction des ruptures de stock, chaque redistribution plus rapide et chaque prestataire formé rapprochent la Côte d’Ivoire d’un objectif simple mais essentiel : faire en sorte que chaque femme puisse accéder aux soins dont elle a besoin, au moment où elle en a besoin.